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Plusieurs se font pirater leurs adresses mails actuellement et la majorité du temps ce sont eux qui autorisent leur propre hameçonage (phishing) à cause d’un manque d’information. Voici donc des conseils pour éviter ce genre de désagrément et des explications claires sur ce qu’est le phishing et comment l’éviter. – la PG

CONSEIL NO 1

NE DONNEZ JAMAIS VOS RENSEIGNEMENTS PERSONNELS PAR MAIL !!!

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Le phishing : comment le reconnaître et l’éviter ?

Le phishing est une technique de piratage destinée à récupérer des informations personnelles. Les banques investissent régulièrement dans leur système de sécurité et communiquent largement pour éduquer le public aux bons réflexes et bonnes pratiques. Sur leur site, des alertes sécurité vous informent en temps réel des tentatives de fraude. Consultez régulièrement leur rubrique sécurité.

Que veut dire « phishing » ?

Le « phishing » est la contraction des mots anglais « fishing » qui signifie « pêche » et « phreaking » qui veut dire « piratage de lignes téléphoniques ». Il s’agit d’un courrier électronique vous invitant, souvent pour des raisons de sécurité, à vous connecter à un site de banque, un compte de paiement en ligne ou encore un site commercial. Le lien vous conduit en réalité vers un site pirate. On parle aussi de « hameçonnage ».

 

Comment reconnaître une tentative de phishing ?

Un courrier électronique vous invite à vous connecter à un site de banque (un site commercial ou un site de paiement…).

Le prétexte peut varier : on vous demande, pour des raisons de sécurité, de mettre à jour vos données ou de changer votre code ou encore de régulariser une facture impayée…

Par exemple, le message peut avoir pour objet :

  •  » confidentiel » ou
  • « nous avons remarqué un problème sur votre compte » ou
  • « votre compte a été restreint » ou
  •  » votre carte bancaire est suspendue », etc.

Le lien proposé vous conduit à un site pirate, copie apparemment parfaite, afin de récupérer vos données (numéro client et code confidentiel) et d’usurper votre identité.

Comment réagir face au phishing ?

  • Ne répondez jamais à ce type de courrier.
  • Prévenez votre banque au plus vite en lui faisant suivre ce message.
  • Assurez-vous lors des sessions Internet de la présence du code https:// devant l’adresse (url) du site, icône d’une clé ou d’un cadenas dans le bas de l’écran.
  • Fermez toutes les autres fenêtres de votre navigateur (Explorer, Netscape, Firefox…).
  • Tapez vous-même l’adresse exacte fournie par la banque, à la lettre près et attention aux fautes de frappe.
  • Ne suivez pas de lien préétabli, ni même un lien mis dans vos favoris.
  • Faites aussi attention aux messages vous incitant à appeler votre banque : prenez le temps de vérifier le numéro de téléphone.
  • Vous pouvez signaler les tentatives d’escroquerie sur le site Internet signalement.
  • Vous pouvez consulter les alertes de sécurité, de phishing, etc. sur le site de votre banque mais aussi sur d’autres sites ciblés comme par le site de la Caisse d’Allocations Familiales, etc.

 

 

Attention

 

Si toutefois vous avez cliqué sur un mail phishing et saisi par exemple votre numéro client et votre code confidentiel :

  • contactez au plus vite le service relations clients ou votre conseiller bancaire pour faire réinitialiser vos codes de banque à distance,
  • surveillez votre compte et en cas de débit frauduleux, contestez l’opération auprès de votre banque.

Voici cinq conseils pratiques pour ne pas vous faire pirater votre adresse mail

1) Se méfier des messages louches

C’est, dans la plupart des cas, le principal moyen utilisé par des pirates pour s’introduire dans le système informatique d’une entreprise ou les comptes d’un particulier : le « hameçonnage » (« phishing » en anglais) consiste à envoyer un courriel qui semble légitime, mais qui contient une pièce jointe cachant un programme malveillant ou un lien qui renvoie vers une page Web piégée, qui vous incite à entrer un mot de passe pour vous le voler, ou à télécharger un logiciel malveillant.

De très nombreux escrocs de tous types utilisent cette technique : il est assez simple de faire croire qu’un message électronique provient d’une autre adresse que celle qui l’a réellement envoyée, et un pirate qui a pris le contrôle d’une boîte e-mail peut facilement envoyer des messages frauduleux à tout le carnet d’adresse du compte.

Pour repérer les messages piégés, il existe cependant plusieurs éléments qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille : ils sont le plus souvent écrits dans un mauvais français ou en anglais, et sont très brefs – ils contiennent parfois uniquement un lien. En survolant le lien avec le curseur de la souris, sa destination s’affichera en bas à gauche de votre navigateur : vérifiez si le lien renvoie bien vers la page qu’il prétend être. 

Autre élément important : toutes les pages qui utilisent des mots de passe ou font transiter des informations sensibles (sites des impôts, d’EDF, des banques et assurances, mais aussi les messageries électroniques) utilisent un protocole sécurisé pour éviter que des informations sensibles soient dérobées. Ces pages affichent à gauche de la barre d’adresse un petit cadenas fermé qui confirme que la connexion est sécurisée. Les fausses pages qui les imitent et tentent de piéger les internautes n’en disposent pas : en cas de doute, vérifiez que ce cadenas est bien présent.

Le cadenas et le "s" après "http" indiquent que la connexion est sécurisée.

2) Choisir un « bon » mot de passe (et le changer régulièrement)

Si, dans la plupart des cas, les pirates utilisent des techniques d’hameçonnage pour pénétrer dans les boîtes e-mail de leurs cibles, il existe des logiciels qui permettent de tenter de « casser » un mot de passe en tentant toutes les combinaisons possibles : c’est l’approche dite de « force brute ». Par ailleurs, quelqu’un qui vous connaît bien – ou qui a fait des recherches sur vos centres d’intérêt en ligne, par exemple – peut tenter de deviner votre mot de passe.

Il est donc recommandé d’utiliser plutôt une « phrase de passe » : plus le code secret est long, et plus il est difficile à « casser » ou à deviner. Il existe plusieurs « recettes » pour générer des phrases de passe à la fois complexes à deviner et simples à retenir, vous en trouverez quelques exemples ici.

Enfin, de nombreux services e-mail ou réseaux sociaux proposent une option « Question secrète », à laquelle vous devez répondre lorsque vous faites une demande de renouvellement de mot de passe. Attention à ne pas utiliser une réponse qui peut être facilement retrouvée par ailleurs, comme le nom de jeune fille de votre mère : préférez une information que vous seul connaissez.

Plus généralement, il est très fortement déconseillé d’utiliser un même mot de passe pour plusieurs services – si l’un d’entre eux est piraté, tous vos autres comptes sont menacés. Changer régulièrement de mot de passe est également une bonne habitude à prendre. Si vous trouvez qu’il est trop compliqué de vous souvenir de plusieurs mots de passe, vous pouvez aussi utiliser des solutions comme Keepass (un logiciel libre) et Passpack (un coffre-fort de mots de passe en ligne), des gestionnaires de mots de passe qui « s’ouvrent » au moyen d’un mot de passe maître unique.

Bien sûr, ces règles s’appliquent aussi bien au mot de passe de votre boîte e-mail qu’à ceux que vous utilisez pour vous connecter à d’autres services, comme les réseaux sociaux. Dans tous les cas, n’utilisez pas un même mot de passe pour tous les services : si l’un d’eux est piraté, les intrus détiendront les clefs de tous vos comptes !

3) Ne pas partager de mots de passe par e-mail

Lorsque l’on utilise de nombreux services avec un mot de passe, il n’est pas toujours évident de se souvenir de tous… C’est pourquoi de nombreuses personnes enregistrent leurs mots de passe dans leur boîte e-mail ou dans un document stocké en ligne. Mais si cette approche est pratique, elle est très dangereuse : il « suffit » à une personne mal intentionnée de pénétrer votre messagerie pour avoir instantanément accès à votre page Facebook, à votre compte Steam ou YouTube, ou encore à vos informations de connexion pour le site de votre banque…

Envoyer à un ami ou collègue le mot de passe permettant à se connecter au compte Twitter de votre association sportive ou au blog que vous écrivez à plusieurs mains aboutit au même résultat : si vous partagez le mot de passe par courriel, vous augmentez les chances qu’un tiers puisse en prendre connaissance, et ce même si vous avez pris toutes les précautions pour sécuriser votre boîte e-mail. Un peu comme si vous envoyiez des clefs par la poste – êtes-vous certain que la boîte aux lettres de votre destinataire est bien fermée à clef et qu’on ne peut pas y glisser la main ?

Pour partager un mot de passe, rien ne vaut une méthode plus classique : le donner à l’oral, ou l’écrire sur un post-it (que l’on ne laisse pas traîner sur son bureau…).

4) Utiliser la double authentification

La double authentification est un principe de sécurité très simple : elle ajoute une « deuxième validation » avant de laisser quelqu’un se connecter à un compte. La plupart des banques ont adopté un système de double authentification pour les paiements en ligne : il faut en général entrer les coordonnées de votre carte bancaire, mais aussi un mot de passe qui vous est envoyé par SMS.

Les services Web proposent de plus en plus cette option : c’est notamment le cas de Gmail, d’iCloud d’Apple, de PayPal, de Facebook et de Twitter… C’est une fonctionnalité légèrement contraignante, mais qui sécurise très fortement un compte.

5) Prendre quelques précautions avec son téléphone ou son ordinateur portable

Les mesures de sécurité les plus draconiennes ne sont d’aucune utilité si tout un chacun peut accéder à votre ordinateur ou à votre téléphone pour y consulter directement vos e-mails ou y installer un logiciel-espion. Des choses simples permettent de l’éviter : mettre un code de déverrouillage sur son téléphone, par exemple, ou encore choisir un mot de passe au démarrage de votre ordinateur portable. En cas de vol ou d’« emprunt », cela évitera qu’un tiers mal intentionné accède à vos informations personnelles.

Comme le rappelle avec humour le webcomic XKCD, il est plus simple de forcer quelqu’un à donner son mot de passe que de mettre en place un système extrêmement complexe pour « casser » la protection !

De même, si d’autres personnes que vous ont accès à votre ordinateur – si vous travaillez en open space par exemple – il est recommandé de ne pas enregistrer ses mots de passe dans le navigateur. Une bonne partie des piratages ne sont pas le fait de hackeurs syriens, mais sont réalisés par des proches, conjoints jaloux ou collègues malveillants…